Demonstration gratuite

close
Votre besoin :
Téléassistance au domicileTéléassistance mobile
Coordonnées :
Nom* :
Prénom* :
Téléphone* :
Email* :

Lieu d'installation :
Code postal* :
Ville* :

Code promo :

Le lieu d'installation est équipé :
D'une ligne filaire (France Télécom)Ligne internet (Cable ou ADSL)

( * ) champs obligatoires
Message automatique
Nous prendrons contact avec vous sous 48h

Je perds mon autonomie, ma maison s’adapte

Lorsque l’on envisage d’aménager sa maison ou son appartement afin de limiter les risques dû à l’avancée en âge ou pour compenser un handicap, il n’est pas nécessaire de tout raser pour tout reconstruire. Des conseils, l’utilisation d’aides techniques, et éventuellement quelques travaux peuvent suffire à rendre son domicile plus sûr et fonctionnel.

Avec un peu de sens pratique, et parfois le goût du bricolage, il peut être facile de procéder soi-même à quelques menus aménagements : retirer un tapis ou le fixer solidement avec de l’adhésif double face, dégager les espaces de circulation (couloirs, paliers…) de tout objet encombrant, fixer les câbles au mur ou dans des range-fils, mettre des adhésifs antidérapants dans la douche, installer une barre d’appui… Mais parfois, les changements à apporter sont plus importants : suppression de marches, élargissement de portes, installation d’un monte-escalier,  remplacement des équipements sanitaires… Organiser une visite du domicile avec un ergothérapeute devient alors une nécessité.

L’ergothérapeute examine, quel que soit l’âge, les retentissements physiques, psychiques, mentaux et cognitifs d’un accident, d’une maladie ou de l’avancée en âge. Son objectif est de permettre le déroulement des activités quotidiennes de manière sécurisée, autonome et efficace, et de prévenir, réduire ou supprimer les situations de handicap en tenant compte des habitudes de vie et de l’environnement de la personne.

Les ergothérapeutes exercent le plus souvent en établissements (centres hospitaliers, centres de rééducation…) où, à travers la mise en place d’exercices physiques, d’équilibre et de concentration, ils organisent une thérapie visant à améliorer les capacités d’agir de la personne. Certains d’entre eux travaillent en libéral ou sont rattachés à des structures médico-sociales (MDPH, fédérations AGIRC-ARRCO…), et interviennent alors auprès des particuliers afin de définir un véritable plan d’aide individualisé pour l’adaptation de leur logement.

La question de l’adaptation de l’habitat n’est pas qu’une question purement technique. L’ergothérapeute, par sa formation, porte un regard d’expert sur l’accessibilité et les fonctionnalités de l’habitation par rapport à l’état de dépendance et d’autonomie de la personne qui y réside. Son intervention au domicile permet, le temps d’une visite, de croiser les habitudes de vie, les capacités fonctionnelles et les fragilités, les souhaits et attentes de la personne, ainsi que l’environnement social et architectural dans lequel elle évolue. « La visite à domicile n’est pas anodine car tout une vie est en jeu. Les interventions doivent être faites dans le respect. Nous ne sommes pas seulement sur la technique, mais devons également être à l’écoute de la personne », nous dit Thierry BOUCHEREAU, Ergothérapeute. Si le professionnel travaille aujourd’hui pour l’hôpital de jour gériatrique de Sélestat et le SSR (Soins de Suite et Réadaptation fonctionnelle) d’Obernai, il a précédemment fait des visites à domicile pendant 10 ans. Pour lui, il est important de prendre en compte les habitudes de fonctionnement des personnes. « Il faut faire attention à ne pas révolutionner le logement. Certaines choses peuvent rester en place car la « bonne » habitude est ancrée », explique-t-il. « Si une personne qui a tendance à avoir quelques oublis, vous affirme que jamais elle n’a oublié d’éteindre le gaz, et que cela ne risquera pas d’arriver car elle y fait grandement attention depuis toujours, alors il n’est pas nécessaire de changer son système d’alimentation. »

L’adaptation du logement peut être un élément essentiel du projet de vie pour faciliter la vie au domicile. Mais réaliser les aménagements nécessaires peut représenter un coût non négligeable pour certains. C’est encore trop peu connu, mais il existe de nombreuses aides financières. D’ailleurs, Thierry BOUCHEREAU en profite pour nous préciser « qu’il est obligatoire de faire appel à un ergothérapeute pour certains dossiers de demande de financement. »

Voici un tour d’horizon des aides existantes :

1. Conseil Général départemental

  • A.P.A (Allocation Personnalisée d’Autonomie)

Elle est attribuée aux personnes âgées de plus de 60 ans dépendantes (classées dans les catégories 1 à 4 de la grille AGGIR). Sous certaines conditions, l’A.P.A peut prendre en charge une partie des coûts d’aménagement du logement. L’aide attribuée est calculée en fonction des revenus de la personne.

  • P.C.H (Prestation de Compensation du Handicap)

Elle est attribuée aux personnes en situation de handicap de moins de 60 ans. La personne doit présenter une difficulté absolue ou deux difficultés graves dans la réalisation des actes de la vie quotidienne : mobilité, communication… L’aide est accordée pour une période de 10 ans avec un plafond de prestations de 10 000€.

  • Le fonds départemental de compensation

L’attribution du fonds de compensation du handicap est dirigée par un comité de gestion composé des principaux financeurs : le Conseil Général, la CAF, la CPAM et la MSA (Mutualité Sociale Agricole). Il s’agit d’une aide financière ponctuelle pour le restant des frais non pris en charge (dans le cas où ceux-ci excède 10% des ressources nettes d’impôts) après avoir fait valoir l’ensemble des droits.

2. Sécurité sociale et caisses de retraite

  • CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse)

La CNAV propose une aide visant à favoriser le bien-être de la personne âgée à domicile. Cette aide, le PAP (Plan d’Actions Personnalisé), comprend plusieurs prestations liées au maintien à domicile, dont une aide à l’aménagement du logement. Le bénéficiaire doit être titulaire d’une retraite de régime général à titre principal et être âgé d’au moins 55 ans. La demande se fait auprès de la CARSAT (Caisse d’Assurance Retraite et Santé Au Travail) du lieu de domicile, qui effectuera une évaluation des besoins au domicile de la personne.

  • RSI (Régime Social des Indépendants)

Le RSI accorde également une aide à l’adaptation du logement. Pour connaître les conditions d’attribution de cette aide, il convient de s’adresser à la branche régionale.

  • Caisses de retraite complémentaires AGIRC-ARRCO et organismes de prévoyance

Des caisses de retraite et assurances prévoyance peuvent aussi aider à financer certains travaux d’aménagement sous la forme de subventions ou de prêts à caractère social. Ces aides sont attribuées sous condition de ressources et dans la limite d’enveloppes financières.

3. Organismes et associations nationaux

  • ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat)

Les personnes propriétaires de leur logement et qui y résident (propriétaires occupants) ou qui le louent (propriétaires bailleurs) peuvent bénéficier de subventions de l’ANAH pour des travaux d’amélioration (sécurité, salubrité, confort énergétique, autonomie de la personne). Pour les propriétaires occupants, les subventions varient de 35 à 50% selon les revenus, avec un plafond de 20 000€. Pour les propriétaires bailleurs, les subventions vont de 25 à 35%, avec un plafond de travaux à 40 000€.

  • ALGI (Association pour le Logement des Grands Infirmes)

Les personnes handicapées ou âgées, locataires ou propriétaires, qui ont besoin de réaliser des travaux d’adaptation peuvent obtenir un prêt (au taux maximum de 1% hors frais de dossier) ou une subvention. Le montant de ce prêt ou de cette subvention est de 9 600€ dans la limite de 50% du coût des travaux. En cas de travaux spécifiques de logements pour personnes handicapées motrices, ce prêt peut être abondé de 16 000€ supplémentaire, toujours dans la limite de 50% du coût des travaux.

  • PACT-ARIM

Le PACT-ARIM propose des conseils techniques et aide la personne à procéder aux démarches permettant d’élaborer un plan de financement en fonction de sa situation personnelle.

 4. Aides fiscales

  • TVA à 5,5%

Les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement ou d’entretien, réalisés sur des logements achevés depuis au moins deux ans, sont soumis au taux de TVA réduite.

  • Crédit d’impôt

Un crédit d’impôt est accordé pour les dépenses d’installation et de remplacement des équipements spécialement conçus pour les personnes âgées ou en situation de handicap. Il s’applique aux propriétaires comme aux locataires, que le logement soit neuf ou ancien. Pour bénéficier du crédit d’impôt, les équipements doivent être installés par un professionnel. La facture délivrée par l’entreprise servira de justificatif. Son taux est égal à 25% des dépenses effectuées, dans la limite d’un plafond de 5 000€ pour une personne seule et 10 000€ pour un couple. Ce plafond s’applique une période de cinq années consécutives. Si le montant du crédit d’impôt est supérieur au montant de l’impôt, la différence sera remboursée.

  •  Prêt pour l’amélioration de l’habitat

Certains propriétaires ou locataires qui souhaitent réaliser des travaux pour améliorer leur habitation peuvent faire une demande de prêt à la CAF. Celui-ci peut atteindre 80% des dépenses effectuées sans pouvoir excéder la somme de 1 067,14€.